1 an de Pom'

dimanche 15 mars 2020

Je ne vais pas te parler du dernier régime à la mode, non non... Je vais te présenter aujourd'hui celle qui fait rayonner nos vie, la mienne et celle de l'amoureux, depuis un an maintenant... Elle s'appelle Pom'. Elle est haute comme trois pommes. C'est notre pom-pom girl à nous... C'est donc notre petite chienne. 

Il se trouve que celà faisait bien longtemps que l'homme et moi voulions adopter un chien. Nous en parlions mais nous remettions sans arrêt ce projet au lendemain. 
En décembre 2018, à la veille du jour de l'an, l'homme m'a dit que c'était le moment...qu'il était prêt. 
J'ai passé des nuits à regarder les petites annonces. Nous ne voulions pas acheter un chien. Nous voulions l'adopter... 
Nous voulions un chiot, mais pas forcément un chien de race. Nous voulions un chien de petite taille compte tenu de l'environnement qui est le nôtre... Alors j'ai cherché...
Puis, en février, à trois heures du matin, je suis tombée sur une annonce. Une dame proposait à l'adoption contre participation aux frais (250€), des chiots issus de croisés chihuahua et Yorkshire... 
Autant te dire que la nuit a été longue... Il a fallu que j'attende que l'amoureux se réveille pour qu'il valide et que j'attende de pouvoir appeler la dame. T'imagines la scène...
Sur la portée, il ne restait que deux chiots. Un gros goulu et une mini chétive... 
Nous avons choisi la mini... Elle tenait dans la main de l'amoureux alors qu'elle avait déjà un mois d'existence. 
Nous l'avons aimée au premier regard.
Nous avons bien sûr du attendre plusieurs semaines qu'elle soit sevrée. La dame nous envoyait des photos tous les weekend et nous étions gaga. 
Vint enfin le moment de la ramener à la cabane. Nous sommes allés la chercher à l'autre bout du département. J'avais prévu un panier avec un jouet, un canard qui fait pouêt, une grosse couverture pour qu'elle n'ait pas froid et de quoi boire. A notre dernière visite, j'avais fait les choses bien, j'avais laissé un morceau de tissu avec notre odeur à la dame pour qu'elle le laisse dans le nid de la fratrie. Je voulais qu'en rentrant, notre mini poilue ne se sente pas perdue et qu'elle ait les odeurs de sa famille avec elle.
Celà fait donc un an maintenant qu'elle est avec nous. Et chaque jour qui passe notre petite chétive prend confiance. 
C'est une gourmande mais pas une morfale. 
Elle gère son appétit toute seule. Quand elle n'a plus faim, elle s'arrête de manger. 
Elle est hyper sociable, adore la compagnie des enfants du voisinage, des autres chiens et même des chats des autres cabanes. 
Pour ce qui est de l'entente avec nos autres poilus, ça a été un peu compliqué au départ, mais a partir du moment où les chats ont eu accès à la chatière librement, le problème a été réglé et nos chats l'ont accueillie comme un membre de la famille à part entière. Mimi et Pom' sont aujourd'hui les meilleures amies du monde. Mimi a appris à Pom' a chasser les sauterelles et elles se font des parties de folie toutes les deux pour notre plus grand bonheur.
Finalement, Pom' est l'élément qui manquait à notre famille...
Nous sommes donc désormais , les parents comblés de trois poilus, une chienne, une chatte et un chat, et surtout nous sommes très bien comme ça. Nous n'avons qu'une envie le soir, c'est de rentrer à la cabane retrouver notre drôle de famille. Nos enfants nous couvrent d'amour. Que demander de plus...? 
Nous avons ce que certains appelleront une famille atypique. D'autres diront peut être qu'on a tord de comparer nos poilus à des enfants... Mais finalement qu'est-ce qu'on s'en moque ! Nous somme heureux ainsi et c'est l'essentiel. 

La PMA et moi #2

lundi 19 novembre 2018

Il y a une chose de certaine quand tu te lances dans un parcours PMA, c'est que tu avances dans l'inconnue totale...
Tu ne sais jamais pour combien de temps tu vas en avoir, si çà va fonctionner ou non, si tu vas grossir ou pas, si les traitements vont te rendre malade, si les piqûres dans le ventre vont te laisser un bleu... enfin bref, tu avances à tâtons... La seule chose dont tu es sûr(e), c'est que cet enfant, tu le veux vraiment... 

Pour ce qui nous concerne, la première année a été très intense. J'ai enchaîné les protocoles tête baissée... Même pas peur ! 
J'ai appris à me piquer aux hormones toute seule. 
J'ai subit 5 anesthésies générales... 
J'ai oublié ma pudeur...
Et à chaque transfert d'embryon, j'ai vécu ce que chaque femme passée par là pourra te raconter : le fameux ascenseur émotionnel. C'est un état qui te rend parfois euphorique (dans mon cas les 4 jours suivant le transfert), parfois pessimiste (les 36 heures avant le test de grossesse), parfois hystérique (les quelques jours restant entre les deux phases précédentes). 
Tout çà, je l'avais assez bien anticipé... J'étais allée sur des forum de discussion et j'en avais pris mon parti... 
Mais, ce que je n'avais pas vu venir, c'est le ras-le-bol de tout çà ! 
En mars dernier, nous avons fait notre dernier transfert d'embryon congelé en date... huit mois déjà... Il s'est soldé encore une fois par un test négatif... mais peu m'importait à ce moment-là... 
En arrivant dans la salle de transfert cette fois-là, pour la première fois après déjà 4 tentatives, je n'y croyais plus du tout... Mon homme m'a tenue la main, mais les larmes s'apprêtaient à couler... 
Notre gynécologue, s'en est bien rendu compte, et le biologiste avant lui aussi d'ailleurs... 
Je ne voulais plus être maman... J'étais prête à me résigner... 
A ce moment précis, ma vie a basculé. 
J'ai décidé que la résignation n'était plus pour moi par contre, il est clair que je devais me faire aider... 
Rendez-vous à alors été pris avec la psychologue de notre centre de PMA... Je l'ai vue 3 fois pour le moment mais ces entretiens ont été primordiaux dans ma façon d'appréhender la PMA dorénavant... 

Déjà, et ce pour te rassurer, je veux toujours avoir un ou des enfants dans notre vie... 

Ce qui a changé dans mon regard sur tout çà, c'est la façon dont je veux la vivre... Je ne veux plus qu'elle me bouffe la vie comme elle le faisait avant de façon pernicieuse...
J'ai donc arrêté de me dire que j'étais en train de faire une course contre la montre, même si çà reste un peu le cas à mon âge. Je ne mise plus sur la quantité mais sur la qualité (oui le minimalisme me rattrape même jusque là...). Je sais maintenant espacer les tentatives... et figure-toi, c'est aussi ce que réclame mon corps (çà je t'en reparlerais une autre fois). Ce n'est pas le médecin qui va me dire à quel rythme il faut aller... C'est encore bien moi qui décide ! 

La deuxième chose importante, c'est que désormais, mon homme et moi, nous avons compris et assimilé que la PMA pouvait se solder aussi par un échec mais ce n'est pas grave... 
Je m'explique. Ce qui est important à nos yeux, c'est de contribuer d'une façon ou d'une autre à l'épanouissement d'un enfant... Si c'est le notre, ce serait merveilleux, mais si ce n'est pas le cas, nous nous investirons différemment auprès d'enfants...
Enfin... çà c'est notre plan B à nous... Mais ce qu'il faut retenir de tout çà, c'est que pour mieux traverser les épreuves d'une PMA, avoir un projet autre, çà peut aider...
Et moi... Tu sais quoi ? Mon projet personnel aujourd'hui, c'est de vivre ma vie intensément ! 







La PMA et moi... #1

mercredi 14 novembre 2018

Tu l'as sans doute compris, si tu as lu le titre, cet article ne va pas être des plus drôles... Quoiqu'on  essaye souvent de relativiser et de prendre tout notre parcours, l'homme et moi, de façon légère, la PMA (ou de son petit nom procréation médicalement assistée) n'est pas une affaire légère... et malheureusement ces deux dernières années, elle a pris une place importante dans notre petite vie...

Comment nous en sommes arrivés là ? 
Premièrement, mon amoureux ne peut pas avoir d'enfants et je l'ai toujours su ... C'est déjà un frein... Mais, je ne souhaite pas lui jeter la pierre parce que ce n'est pas le seul problème... Donc, aujourd'hui, c'est surtout de ma partie dont je vais te parler... 

Depuis toute jeune, je sais qu'avoir un enfant n'est pas toujours quelque chose de simple. A 18 ans, je n'étais toujours pas réglée normalement... J'avais mes règles mais que tous les 4 ou 5 mois... Ça ne me dérangeait pas vraiment, parce que il faut être honnête... qui peut bien aimer avoir ses règles hein ? 
Le souci, c'est que lorsque j'ai commencé à avoir des rapports amoureux, je n'étais jamais sûre d'être enceinte ou non... A cette époque là, je ne voulais pas encore être maman... C'était bien trop tôt ! Je n'avais pas fini mes études.  Je n'avais pas plus d'emploi stable et j'étais encore loin d'être une femme...

Je me suis donc retrouvée à faire des analyses sanguines, des échographies pour comprendre ce qu'il se passait... Et le diagnostic est tombé. J'ai le syndrome de Stein-Levanthal plus communément appelé le syndrome des ovaires polykystiques... 
Dans un premier temps, on m'a conseillé de consulter un endocrinologue pour stabiliser mes taux hormonaux... C'est ce que j'ai fait. Je suis repartie de son cabinet avec une prescription pour une pilule contraceptive. Elle réglait à la fois mon problème d'absence de règles et le fait que je n'étais pas encore prête à être maman...

Seulement, à aucun moment, on ne m'a vraiment expliqué qu'il me serait compliqué d'avoir un enfant avec cette "maladie"... Je me doutais bien que çà ne serait pas facile mais pas que je devrais en passer par la PMA. 

L'explication, elle est venue réellement une dizaine d'années plus tard, quand, étant en couple avec un homme depuis quelques temps déjà, j'ai décidé d'arrêter la pilule... J'ai donc réappris à connaître mon corps ainsi que tous les symptômes liés aux dérèglements hormonaux ... Je te parle de l'absence de règles, la prise de poids, un petit duvet peu esthétique au dessus de ma bouche, des troubles prémenstruels quand mes mauvaises copines débarquaient tous les un à deux ans, et les petits problèmes de peau aussi... 
J'ai aussi bien compris qu'avoir un bébé devenait compliqué en l'absence de règles... J'ai alors profité d'une des rares consultations gynécologiques (c'est pas bien on est d'accord ! mieux vaut être suivie régulièrement), que j'ai eue à l'époque, pour poser la question au gynécologue. Elle a pris le temps de m'expliquer le fonctionnement des ovaires polykystiques...  Les mots "conception" et "traitement" ont alors été prononcés dans la même phrase... 
Je n'ai dés lors eu de cesse de comprendre de quoi il s'agissait. J'ai cherché dans des bouquins puis sur internet... Et, tout çà n'a fait que renforcer ce pressentiment que j'avais depuis ado : "concevoir un enfant n'est pas une chose facile"

Deux années plus tard, j'ai rencontré mon homme. Il a été honnête lors de notre premier rendez-vous il m'a annoncé qu'il ne serait jamais papa naturellement... J'aurais pu partir mais je suis restée car j'en suis convaincue, il est mon âme-soeur ! Et surtout, je savais que de toutes les façons, la PMA ferait partie de ma vie...

Lui et moi, avons fait les choses dans l'ordre. Nous nous sommes pacsés puis mariés. Nous avons monté un dossier pour bénéficier d'un don de gamètes (de sperme). Et nous avons attendu... Nous l'avons attendu deux ans, ce don... Laisse-moi te dire que deux ans quand tu en as déjà 35 ans ça te parait très long... 

Un jour, un courrier est arrivé, nous avions notre don. Il manquait juste une petite prise de sang et une radiologie au nom barbare : une hystérosalpingographie... 
Je faisais alors mes premiers petits, désagréables mais vrais pas dans le monde invasif de la PMA...

Voilà, tu connais maintenant mon parcours pour en arriver jusque là ... Je te raconterais dans un prochain article mon quotidien avec la PMA et mes questionnements aussi... Je ne sais pas si çà intéressera tout le monde...    Mais une chose est sûre quand on passe par un tel chemin, on a souvent besoin de lire d'autres témoignages pour se sentir moins seul (es) et c'est ce qui m'a vraiment poussée à te parler de tout çà ici... Et puis si toi aussi, tu es passé (e) par tout çà et que tu veux en parler, n'hésite pas... 

PS:  La petite fille en photo là-haut, c'est moi... C'était encore l'insouciance...